Vendredi 4 novembre 2005
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande le Tamiflu, un anti-viral, dans l'optique d'une éventuelle vaccination chez l'homme pour lutter contre la grippe aviaire. Sous l'hypothèse d'une pandémie mondiale, les pays devront stocker suffisamment de Tamiflu pour protéger au moins le quart de la population. Mais bien que la firme suisse Roche, seule productrice de ce médicament, ait quadruplé sa capacité de production ces deux dernières années, les stocks disponibles ne couvriraient, selon l'OMS, que 2% de la population mondiale.

La semaine dernière, Joe Howton, directeur médical du Centre médical adventiste de Portland (Oregon), a fait part d'un moyen susceptible de doubler les réserves.

La technique qu'il a exposée a été mise au point pendant la Seconde Guerre mondiale pour augmenter le stock de la précieuse pénicilline. Des scientifiques ont découvert qu'un simple dérivé de l'acide benzoïque baptisé probenecide réussissait à stopper l'élimination urinaire de certains médicaments, notamment des antibiotiques. Hoxton a remarqué que le Tamiflu, tout comme les antibiotiques, était activement éliminé par le rein et que cette élimination était en partie inhibée par le probecenide. Associer ce dernier au Tamiflu permet de multiplier par deux le temps que passe la forme active de l'antiviral dans le sang, double sa concentration sanguine maximale et multiplie par 2,5 l'exposition du sujet au médicament.

En d'autres termes, on pourrait utiliser deux fois moins de Tamiflu pour un effet identique.

Cependant,  associer  ces deux médicaments permettrait seulement de soigner 4% de la population mondiale, alors qu'en cas de pandémie



Source :   NouvelObs.com
Par Licence_SIS_2005_IUT_Vannes - Publié dans : La grippe aviaire
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