La recherche clinique

Mercredi 5 octobre 2005

 La recherche clinique est une recherche menée pour améliorer les connaissances médicales. Cela peut être divisé en deux catégories générales :

          - les nouveaux traitements qui sont testés dans des essais cliniques

          - toutes les autres recherches contribuant au développement de nouveaux traitements.

On appelle étude clinique toute investigation menée sur des sujets humains en vue de découvrir ou de vérifier les effets cliniques et pharmacologiques d'un produit de recherche ou d'autres effets pharmacodynamiques liés à ce produit, d'identifier toute réaction indésirable à un produit de recherche, d'étudier la façon dont un produit de recherche est absorbé, distribué, métabolisé et excrété afin d'en évaluer la sécurité ou l'efficacité. Les termes «essai clinique» et «étude clinique» sont synonymes.

Une étude clinique suit une à quatre phases ; le succès d'une phase conditionnant l'entrée dans la phase suivante.


Phase I : intègre des volontaires sains pour évaluer la tolérance d’un nouveau traitement

Phase II : porte sur un nombre limité de malades ou de volontaires sains, étudie l’efficacité des traitements et le devenir des médicaments dans l’organisme. 

Phase III : porte sur un grand nombre de malades et évalue par comparaison l’efficacité des traitements. C’est au terme de ces trois phases qu’une demande d’autorisation de mise sur le marché pourra être faite s’il s’agit d’un médicament.

Phase IV: Le plus souvent après commercialisation, cette phase permet de mieux cerner les conditions d’utilisation, de déceler les effets indésirables rares et de mieux cibler les personnes pour qui le traitement sera profitable. 


Sources :  www.wikipedia.fr et www.drrc.ap-hop-paris.fr/recherche_clinique/definition.htm

 

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Mardi 11 octobre 2005
Un essai clinique mené par ART (Recherches et technologies Avancées) vient de commencer à Boston (Etats-Unis).

Cet essai porte sur le dépistage du cancer du sein. En France, 1 femme sur 10 risque d'avoir un cancer du sein. Pour l'instant, le dépistage précoce de la maladie se fait par mammographie mais cette technique n'est pas fiable à 100%. Pour ce, un procédé d'imagerie optique (SoftScan) va être testé. Il vise à réduire le nombre de décès.

La durée de cet essai n'est pas encore communiquée et nous ne savons pas non plus combien de personnes sont concernées. Néanmoins, d'autres centres de recherche devraient participer à cette étude vers la fin de l'année.

Source : http://www.ccnmatthews.com/news/releasesfr/show.jsp?action=showRelease&actionFor=561772


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Dimanche 30 octobre 2005

Pour la première fois, une étude sur les effets des oméga 3 va être réalisée. L'étude sera menée par le groupe pharmaceutique Pierre Fabre. Les objectifs de cette étude sont de prévenir et diagnostiquer de manière plus précise les maladies neurodégénératrices, comme la maladie d'Alzheimer. L'an dernier, on comptait 800 000 personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, ou une maladie apparentée, en France.

Une cinquantaine de médecins généralistes du Tarn-et-Garonne vont recruter près de 4 000 patients volontaires, âgés de plus de 67 ans, hommes et femmes, sans pathologies graves. Deux groupes seront créés : un groupe recevra un médicament, des oméga 3 , et l'autre recevra un placebo.
Cette étude se déroulera sur 5 ans. Chaque année un questionnaire, un bilan biologique et des tests de dépistage seront réalisés.

Rappel : les omégas 3 sont des acides gras essentiels. On les trouvent surtout dans les poissons gras, comme le saumon.

D'autres études ont été réalisées sur les oméga 3. Celle de Framingham a conclu qu'une consommation régulière d'oméga 3 diminue les déficits cognitifs chez les personnes âgées. Une autre a montré qu'un apport en oméga 3 jouait un rôle sur l'équilibre du système nerveux central. Mais il n'existe pas d'étude qui permettrait d'éviter une dégradation de la mémoire et de prévenir la maladie d'Alzheimer par un complément en oméga 3. D'où cette étude.

Source : journal Le Parisien du mercredi 26 octobre 2005

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Vendredi 23 décembre 2005
Une équipe franco-autrichienne vient de mettre en évidence le rôle de certaines cellules de la famille des globules blancs pour réduire le risque de récidive ou de développement du cancer.

Selon ces chercheurs, qui ont étudié 959 cancers du colon et du rectum, ces lymphocites T seraient capables de détruire les cellules tumorales identifiées et de garder en mémoire l'identité de celles à combattre. En clair, ces cellules "amies" empêchent qu'une tumeur peu grave ne se tranforme en cancer avec métastases.

A terme, l'une des applications consisterait à augmenter le nombre des cellules amies au sein des tumeurs.

Source : Ouest-France du 22 décembre 2005
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Mercredi 18 janvier 2006

Un essai clinique, coordonné par le Groupe des essais cliniques de l’Institut national du cancer du Canada, a été réalisé sur des femmes atteintes d’un cancer du sein (de stade précoce) sensible aux hormones. Ces femmes ont toutes été suivies pendant 5 ans au tamoxifène puis 2 groupes ont été constitués : l’un où une partie des femmes a pris du létrozole pendant 5 ans et l’autre où les femmes n’ont rien pris.

Les résultats ont montré que les femmes qui ont pris du létrozole ont vu leur risque de récidive de cancer réduit de 69% par rapport aux femmes qui n’ont rien pris.

Le New England Journal of Medicine avait alors conclu en 2003 que les femmes qui avaient pris du létrozole pendant une période maximale de 5 ans, suite à un traitement de 5 années par le tamoxifène, couraient beaucoup moins de risques de voir réapparaître leur cancer.

Une nouvelle analyse a été réalisée à la suite de ces résultats sur les femmes qui n’avaient pas eu le létrozole dans la première étude (et aucun autre traitement). En effet, ces femmes ont finalement reçu le traitement au létrozole et les résultats ont montré que le risque de métastases* était réduit de 72% et que le risque de mortalité lié à la maladie était réduit de 47%.

 

*Métastase : elle correspond au processus par lequel des cellules prolifèrent et se disséminent dans l’organisme pour atteindre d’autres organes

 

 Source : http://www.rechercheclinique.com/fr/informations/?v=1&i=202

 

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